Après avoir longtemps pesé les pour et les contre, vous vous retrouvez malgré tout avec un découvert bancaire. Et ce, même si vous avez conscience des nombreux risques auxquels vous vous exposez. Ci-après quelques conseils pour vous aider à limiter les dégâts.

Avant toutes choses, consultez votre banquier !

Le meilleur moyen de maitriser la situation est de mettre votre banquier au courant. Surtout si votre trésorerie est à sec et que, pire, votre compte est débiteur. Le premier réflexe à adopter est donc de prendre contact avec ce dernier.

En lui expliquant les causes de vos difficultés financières et en lui démontrant votre bonne volonté, vous prenez les devants. Mieux vaut avoir un banquier rassuré qu’un banquier méfiant sur le dos. Cette démarche, qui certes, ne garantit pas des résultats précis, peut vous éviter un fichage au FCC ( Fichier central des chèques).

Respecter le découvert autorisé 

Un rendez-vous avec votre banquier vous permettra de vous rappeler toutes les informations présentes dans votre contrat d’ouverture de compte. Vous serez ainsi fixé sur le montant et la durée de votre découvert bancaire. Si et seulement si vous avez signé une autorisation de découvert.

Pour rappel, il y a de plusieurs types de découverts. Si la durée du vôtre est supérieure à 90 jours, ce n’est autre qu’un crédit à la consommation. Comment ça marche ? Votre banque met à votre disposition les fonds dont vous avez besoin même si votre compte est débiteur. Les modalités de remboursement vous sont communiquées ultérieurement.

Pourquoi est-il alors si important de ne pas dépasser le découvert autorisé ? Parce que vous risquez de voir de nombreux frais s’ajouter à votre facture ! Un chèque de 50 euros pourra alors vous coûter jusqu’à 30 euros.

Considérez le coût de votre découvert bancaire

Les agios sont les frais faturés par la banque en contrepartie de l’avance qu’elle vous accorde. Il s’agit des intérêts et des commissions à titre de frais de dossier. Tout comme les détails de votre autorisation de découvert, ces derniers sont mentionnés dans votre convention de compte. Si elles n’y figurent pas, pensez à vérifier dans les plaquettes tarifaires.

Sachez qu’un découvert autorisé ou non s’accompagne toujours d’intérêts débiteurs. Dans la majorité des cas, les banques réclament entre 8% et 19%. Sans autorisation de découvert vous risquez de payez gros.

Pensez à négocier les agios

N’hésitez surtout à négocier en mettant en avant vos obligations financières et autres éléments qui pourraient jouer en votre faveur. L’objectif étant de réduire au maximum les agios. En général, les agios sont remboursés par les banques lorsque le découvert n’est ni de longue de durée ni élevé. Pour faire penchez un peu plus la balance de votre côté rédigez une lettre accompagnée d’une copie de votre relevé de compte et indiquant :

  • le montant des agios ;
  • vos coordonnées bancaires et personnelles.

Exposez-y votre situation de détresse financière pour obtenir gain de cause.