Les solutions de financement pour interdit bancaire

Toute personne inscrite sur le fichier central des chèques (FCC) tombe sous le coup d’une interdiction bancaire. Cette mesure restreint ses droits à souscrire de nouveaux prêts pendant une période plus ou moins longue. Il lui reste malgré tout quelques solutions pour obtenir un financement. Lesquelles ?

Le crédit propriétaire pour interdit bancaire

Tout contrat de crédit se base sur une relation de confiance. Or, une étiquette de mauvais payeur n’arrange rien. Il faudra alors fournir des garanties supplémentaires afin de prouver la solvabilité de l’emprunteur. La garantie réelle reste la meilleure solution, de préférence une garantie immobilière. L’interdit bancaire propriétaire d’un bien immobilier peut donner en garantie ce bien en constituant une hypothèque. Il pourra alors solliciter un prêt dans la limite de la réserve hypothécaire disponible. La banque dispose ainsi d’une garantie solide.

La vente à réméré pour surmonter l’interdiction bancaire

Une autre possibilité consiste à conclure un contrat de vente avec option de reprise. Il s’agit de la vente à réméré de bien immobilier. Cette vente prévoit une clause contractuelle permettant au vendeur de racheter plus tard le bien. Le vendeur se servira alors du produit de la vente pour apurer ses dettes pour ne plus être interdit bancaire. Ainsi, il recouvre tous ses droits et peut à nouveau solliciter des crédits. Au vendeur par la suite de trouver la somme nécessaire pour racheter son bien.

Le prêt sur gage contre liquidité

Il s’agit d’un prêt garanti par un gage. Le gage correspond généralement à des biens mobiliers, bijoux de famille, voiture, etc. Proposé par les caisses du crédit municipal, le prêt sur gage permet d’obtenir un financement à concurrence de 50 à 70% de la valeur du bien donné en gage. Une fois le prêt remboursé, le prêteur restitue le bien à son propriétaire. Le prêt sur gage constitue l’une des seules solutions de financement pour les interdits bancaires non propriétaires de biens immobiliers.

Le micro-crédit social

Dans certains cas, le recours à un prêt relève d’une question de subsistance. Dans ce cas, la Banque de France autorise l’interdit bancaire à solliciter un crédit de type social. Les caisses d’allocation sociale financent en majeure partie le micro crédit social. Le montant du prêt ne dépasse pas 3000€ et se destine principalement à des besoins de nécessité. Le micro-crédit peut financer les besoins quotidiens tels que nourriture, habillements. Mais il peut aussi financer l’équipement pour la réinsertion professionnelle de l’interdit bancaire, véhicule pour le déplacement au travail, ordinateur. Le délai de remboursement s’adapte au moyen de l’emprunteur, avec un délai maximum de 5 ans.

Le prêt entre particuliers sans banque

Le crédit entre particuliers connait un essor considérable. Il doit son succès à sa flexibilité et son accessibilité. Se déroulant en dehors du circuit bancaire classique, les fichages n’y emportent aucune conséquence. En effet, seuls les professionnels agréés, banques et établissements de crédit, ont accès au fichier de la Banque de France. Les interdits bancaires peuvent donc recourir au prêt entre particuliers sans se soucier du fichage. Il convient néanmoins de rester vigilant car ces offres de prêt particulier cachent souvent des abus, voire des tentatives d’escroquerie.

Les courtiers spécialisés dans les crédits pour interdit bancaire

Certains courtiers se spécialisent dans les crédits pour interdit bancaire. Ces experts du crédit, grâce à leur relation dans le milieu de la finance, proposent une intervention auprès des banques. Toutefois, le résultat dépend essentiellement du profil de chaque emprunteur. Importance de la dette, niveau de revenu, situation familiale, ce sont là autant de critères qui pèsent lors de la négociation.

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